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Lettre de liaison N° 1
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Contexte
et Justification La décentralisation
nécessitait une bonne compréhension des textes et leur appropriation
par ceux en charge de les appliquer. Nous vivons encore cette phase du
processus. L’objectif de développement
lié à la décentralisation entraîne l’implication de tous les
acteurs porteurs de ce développement que sont les élus locaux, les
services déconcentrés, la société civile organisée, les opérateurs
économiques et les structures d’appui. Les
textes d'orientation de la décentralisation adoptés en 1998 réaffirment
et renforcent le principe de relations entre collectivités locales burkinabé
et collectivités locales étrangères (
Article 107 et suivants de la loi n° 041/98/AN portant organisation de
l'administration du territoire au Burkina Faso. Ces dispositions légales
constituent des bases objectives pour une dynamisation des actions de coopération
décentralisée qui sont donc appelées à s'élargir et à
s'approfondir. Décentralisation
et coopération décentralisée La coopération
décentralisée constitue une démarche, un mode d’action qui
marque la reconnaissance des acteurs non gouvernementaux comme
partenaires et acteurs de leur propre développement. Elle favorise
l’ouverture et le dialogue entre le pouvoir central, les pouvoirs
publics, la société civile et les organismes d’appui au développement.[1] La
décision gouvernementale de mettre en place une Commission Nationale de
la Coopération Décentralisée ( CONACOD) et d’harmoniser le
fonctionnement des comités locaux de jumelage confirment l'existence
d'une volonté politique nationale d'imprimer une meilleure lisibilité
et une meilleure coordination des actions de coopération décentralisée
au Burkina Faso. La volonté de voir se coordonner le développement
local en milieu rural va dans le même sens et ne peut être ignoré de
l'ensemble des acteurs de la coopération décentralisée. CONACOD La coopération décentralisée
peut aider les collectivités locales, nouvelles ou à venir, à se
constituer en interlocuteur des associations ; à instaurer une
notion de service public ; à aider à prendre en compte
l’existence et les demandes des groupes sociaux minoritaires ;
favoriser une
attention des techniciens des services publics nationaux aux demandes
des interlocuteurs, ; inciter à l’élaboration de plans locaux
de développement ; travailler en concertation avec l’Etat ;
appliquer les systèmes de fiscalité locale etc. toutes actions qui
favorisent la réintroduction de l’action publique dans le développement
à partir des problèmes concrets que les sociétés ont à résoudre. La coopération décentralisée
évolue vers un objet particulier, celui d’accompagner la
transformation de l’organisation administrative et politique du pays - 15 représentants des ministères impliqués dans le développement local - 10 représentants d’élus locaux, dont 3 issus des associations d’élus (1 ) -
11 représentants de la « Société
civile » (2) · 1 - 3 maires désignés par l’AMBF et 7 maires qui auraient pu être issus de la conférence annuelle et qui ont été provisoirement désignés par l’AMBF.
Ils seront renouvelés par moitié tous les ans · 2 – ONG : BLONGA, SPONG, CCOF / Associations et collectifs de femmes : RECIF/ONG, COAFEB / Industriels et artisans : Conseil patronal/ Syndicats et mouvements de défense des droits / Associations : APE et CNJ L’article 8 du décret de création de la Commission permet d’associer à l’assemblée générale de la Conacod les partenaires au développement, les collectifs d’ONG étrangères et d’une manière plus générale toute personne ressource susceptible de conforter l’action de la commission A l’exception des 7 maires, les autres membres sont désignés ou cooptés et la mise en place officielle, retardée par les municipales et les renouvellements des comités de jumelage a eu lieu 7 juin 2001. Un fonctionnement informel a permis de remplir l’une des premières missions assignées à la commission, à savoir la mise en place d’un état de la coopération décentralisée et l’élaboration d’une banque de données. Il est prévu pour le fonctionnement une participation de l’Etat burkinabé ( à partir de 2002) et un appui de démarrage de la coopération française. Il
convient enfin de souligner que la vision burkinabé de la
coopération décentralisée ne se résume pas à la coopération
décentralisée des collectivités territoriales des pays du Nord. Il
s’agit bien de l’action de tous les partenaires non gouvernementaux
qui sont impliqués dans le développement à la base et le renforcement
de la démocratie.
La réalisation du site WEB de la CONACOD que vous allez découvrir a été rendue possible grâce à l'appui financier de la Coopération Française et la conception technique de J A M Plus.. [1] La Convention de Lomé IV révisée crée un cadre de procédures spécifiques pour ce type de coopération et par ses articles 251A à 251E insérés dans le chapitre »coopération financière », la consacre comme un outil à part entière. [2] Décret N°2000 / 274 /PRES/PM/MATS/MEF
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